Désert rouge de Tatacoa, Colombie

Les superbes déserts de Tatacoa

La Colombie regorge de trésors, les déserts rouge et gris de Tatacoa en font définitivement partie.

Céline s’est plutôt bien renseignée sur les superbes paysages à découvrir en Colombie et lorsque l’heure vient pour nous de quitter Salento, c’est vers le petit village de Villavieja que nous nous dirigeons. Après un premier collectivo jusqu’à Armenia, nous prenons un car pour Neiva qui est la grande ville de la région de Huila où nous arrivons vers 20h puis de nouveau 1h15 de collectivo pour rejoindre Villavieja. Nous savons qu’il existe un camping à l’entrée du désert et demandons au chauffeur du collectivo de nous y déposer directement (le désert se trouve à 15 minutes de voiture de Villavieja). Arrivés au camping, nous descendons du collectivo avec le luxembourgeois avec qui nous effectuons le trajet. Disposant tous de nos propres hamacs, nous obtenons la nuit à 8 000COP chacun et filons installer nos couchages dans la nuit, à la lampe frontale. Nous sommes assez contents de rentabiliser le fait de transporter nos hamacs depuis la Guyane !

Le réveil du lendemain est ensoleillé et chaud. Nous nous apercevons que nous avons installé nos hamacs à 15 mètres d’une des entrées du désert rouge nommé « El Cuzco ». C’est un spectacle fabuleux auquel Théo ne s’attendait pas puisqu’il n’avait absolument pas regardé à quoi ressemblait ce désert dont lui parlait Céline. Il est resté subjugué par les formes des roches d’un rouge pétant sculptées par l’érosion.

Au programme de la journée, visite à vélo du « désert gris » nommé « Los Hoyos » ! Le camping loue des vélos à l’heure et nous décidons d’en prendre un chacun pour visiter le désert gris qui se trouve un peu plus loin. Il y a une « piscine d’eau naturel » au milieu de ce désert et c’est le point de chute que nous choisissons pour notre balade. Nous partons avec le Luxembourgeois (dont nous n’aurons jamais la chance de connaitre le prénom) avec nos vélos d’une très mauvaise qualité. Le chemin est rythmé par des montées et des descentes (mais surtout des montées à l’aller !), les vélos n’ont pas de vitesse et pour couronner le tout, à 10h le soleil est déjà d’une extrême violence…
Après une bonne heure de vélo et après avoir sué un bon litre chacun et bu tout autant, nous arrivons à l’entrée du désert gris. Il faut alors prendre à gauche au niveau de la cabane pour trouver le chemin qui permet une promenade dans le désert. Nous découvrons alors un désert qui s’étend à perte de vue, dans les tons gris à la manière d’un décor lunaire. Les roches sont ici aussi dessinées par l’érosion due à la pluie et bien que ce désert soit impressionnant par son étendue. Nous sommes tous les deux un peu moins charmés par ce spectacle comparé à celui de ce matin. Nous arrivons après une petite heure de marche à la « piscine d’eau naturelle ». Naïvement, nous nous attentions à un piscine naturelle, creusée dans les roches du désert… Que nenni, il s’agit en fait « d’eau naturelle » (fortement chlorée) puisée dans les sous-sols du désert qui se trouve dans une piscine construite par l’homme, dénaturant complètement le paysage. Déçus nous ne nous y baignons pas et prenons à la place une petite bière avec notre ami Luxembourgeois (après l’effort le réconfort et sous cette chaleur c’est plutôt agréable) puis reprenons nos vélos pour rentrer au camping. Notre tour aura duré 4 heures et après un petit « gazeosas » (comprendre soda), c’est l’heure de la sieste !

En fin de journée, nous partons pour une courte promenade dans le désert rouge que nous visiterons mieux le lendemain, avant d’aller admirer le coucher de soleil depuis le mirador proche du camping, en savourant une bière fraiche (encore ?! direz vous… il fait très chaud, s’hydrater est une question de vie ou de mort).

Deuxième et dernière journée à Tatacoa, toujours aussi fantastique de tomber nez à nez avec ce paysage dès le réveil, ça restera pour Théo un des plus beaux souvenirs colombiens (il continue d’en parler avec des étoiles dans les yeux 4 mois plus tard).
Nous partons pour un tour dans le désert rouge, qui contrairement au désert gris est balisé. On sent que le site s’ouvre au tourisme puisqu’on rencontre des infrastructures comme des bancs ou des panneaux explicatifs tout au long du circuit. Nous sommes un petit peu déçus de ne pas profiter du décor purement naturel mais quand même ravi de nous promener ici, avant que le tourisme n’explose (car aucun doute que ça va arriver considérant la beauté du site). Les couleurs et les formes sont très harmonieuses et absolument magnifiques, les cactus sont immenses et la vue plongeante sur la fin du parcours tout simplement époustouflante.
Notre tour dure 2h en tout et c’est vers 10h30 que nous revenons au camping. Juste le temps de prendre une douche et de ranger nos hamacs.

Moyennant 8 000COP par personne, les personnes du camping nous ramènent en moto à Villavieja, d’où nous prenons un collectivo en direction de Neiva.
Ipiales est notre prochaine et dernière étape en Colombie avant de passer en Equateur et le trajet pour y aller s’effectue de nuit en plusieurs étapes. Nous avons donc tout l’après midi à attendre à Neiva (ville pas très accueillante et sans intérêt majeur à notre goût) et c’est looooooong !

Touti aura lui aussi passé du bon temps dans le désert El Cuzco !

Nos infos :

🚌 Se déplacer

  • Promenade jusqu’au désert gris : En vélo, moto ou quad. Le vélo se loue 5 000COP/heure (1,4€) au camping El Cuzco. Des véhicules motorisés peuvent être loués également sur la seule route, en face du camping El Cuzco.
  • Vers Neiva : Les motos pour retourner à Villavieja depuis le désert coûtent 8 000COP/pers. (2,3€). Le trajet Villavieja / Neiva se fait en collectivo depuis la place centrale. dure 1h et coûte 7 000COP (2€)/personne.
  • Vers Ipiales : Depuis le terminal de transport de Neiva, TransIpiales fait le trajet jusqu’à Pasto avec une escale à Mocoa. Départ supposé à 21h, dure 13h et coûte 85 000COP/pers. (24,3€). De Pasto prendre un collectivo jusqu’à Ipiales, dure 2h et coûte 9 000COP/pers. (2,6€).

🎒 Visiter

  • Le désert gris : En arrivant devant la cabane, prendre à gauche pour effectuer la promenade dans le désert. A droite se situe l’accès direct à la piscine.
  • Le désert rouge : Il existe un parcours balisé dans ce désert qui commence depuis le mirador en face de l’observatoire.
  • Des visites avec un guide sont également possible, le propriétaire du camping en faisait.

🍽 Manger

  • Petit déjeuner : Assez copieux dans le camping El Cuzco pour 6 000COP/pers. (1,7€).
  • Diner : Au restaurant du mirador en face de l’observatoire. Menu avec soupe/plat/jus pour 18 000COP/pers. (5,1€).

🛏️ Dormir

  • Hostal Laberintos del Cuzco : A l’entrée du désert rouge avec une vue magnifique. Possibilité d’accrocher son propre hamac pour 8 000COP/nuit/pers. (2,3€). Sinon chambres, tentes et hamacs en location.