Salar d'Uyuni, Bolivie

Le Salar d’Uyuni sous l’eau

Qui n’a jamais entendu parlé du Salar d’Uyuni ? Le plus grand désert de sel du monde !

Le tour qui permet de voir le Salar d’Uyuni se commence soit depuis la ville d’Uyuni, soit depuis la ville de Tupiza (ou encore depuis Atacama au Chili). Nous avons choisi de le commencer depuis Tupiza car il y a apparemment moins de touristes qui partent d’ici mais aussi parce qu’on termine le tour en beauté avec le fameux salar !
⚠️ Nous avons fait notre tour dans le Salar d’Uyuni fin janvier. A cette période le Salar d’Uyuni n’est pas sec, comme les photos emblématiques mais recouvert d’eau.

En arrivant à Tupiza, nous réservons donc rapidement un tour pour découvrir le Sud Lipez ainsi que le Salar d’Uyuni. Comme pour le Machu Picchu, nous avons vraiment hâte et avons beaucoup d’attentes (c’est un peu le problème des points d’intérêts aussi connus) !

Un tour de cheval avant de partir 🏇

Mais avant de partir, nous faisons une excursion à cheval ! A part des tours de poney dans notre enfance, nous ne sommes jamais montés à cheval, donc c’est une première. Et c’est parfait, car le décor à Tupiza vaut bien une balade. En effet, les alentours de la ville sont un grand désert rouge aux airs de Far West ! Nous passons donc une demi-journée sympa avec deux autres français. La promenade est cool et nous expérimentons même le trot. Pour une première fois, ce n’est pas si mal !

Salar d'Uyuni, Bolivie

Le désert de Tupiza !

Et maintenant en route vers le Salar d’Uyuni !
Nous rencontrons le matin à l’agence, notre guide Tito, notre cuisinière Marta (oui oui une cuisinière juste pour nous) et Maïa et Max, un couple allemand qui fait le tour avec nous. Nous sommes donc six, à partir à bord d’une jolie Jeep rouge, pour une aventure de quatre jours !

Premier jour : en route vers le Sud Lipez !

Nous partons de Tupiza et traversons des paysages de désert de terre rouge, puis marron. Nous nous arrêtons pour contempler ce beau panorama et prendre le petit-déjeuner en même temps.
C’est ensuite reparti pour de la route jusqu’à la pause du midi. Celle-ci s’effectue à côté de ce qu’on pourrait prendre pour des habitations abandonnées. Le paysage est encore une fois sympathique, avec de belles plaines et une vue sur une montagne. Nous mangeons par terre un repas froid, à la grande tristesse de Théo.

Salar d'Uyuni, Bolivie

Le dernier arrêt se fait à Pueblo Fantasma (ville fantôme). C’est un ancien village où les colons espagnols exploitaient les habitants, pour les richesses alentours. Un très jeune garçon nous attend dans les ruines du village pour nous donner des informations sur le lieu. Nous partons ensuite explorer les restes du village, avant de repartir sous la pluie.

Nous passons notre première nuit dans le village de Quetena Chico. Mais avant cela, c’est l’heure du goûter de 18h (si si il existe ce goûter) avec chocolat chaud et gâteaux. Nous retournons ensuite à table pour le dîner de 19h30. On ne pourra pas dire qu’on ne nous nourrit pas 😊 !

Deuxième jour : geysers et flamands roses

Mauvaise nouvelle en nous réveillant : il a neigé toute la nuit ! Tito est défaitiste pour le programme de la journée…
Nous prenons quand même la Jeep et quittons le village dans un décor tout blanc. Nous faisons assez rapidement un premier arrêt, pour admirer la vue depuis le point le plus haut du tour, qui culmine à 4855 mètres d’altitude quand même ! Heureusement que nous sommes bien acclimatés à l’altitude.

Salar d'Uyuni, Bolivie

Encore un arrêt rapide, cette fois-ci pour prendre des photos d’alpagas tout mouillés par la pluie.
Un peu plus loin, nous nous arrêtons de nouveau pour observer des flamands roses. Ceux-ci ne semblent pas trop gênés par le froid et la neige. Nous en profitons pour faire une bataille de boule de neige avant de repartir car Tito s’inquiète du fait que nous n’ayons pas de lunettes de soleil. La neige est en effet très éblouissante.

Puis nous arrivons à l’entrée de la « Reserva Nacional de Fauna Andina Eduardo Avora ». Nous devons ici nous enregistrer et payer le prix de l’entrée. Cette réserve naturelle marque le début de la visite du Sud de Lipez.

Aguas Termales de Polques

Nous commençons par nous arrêter aux piscines thermales d’eau chaude, qui se trouvent juste devant la laguna Chalviri. Celle-ci n’a pas grand chose d’une lagune ce jour là car elle est sèche. Elle est cependant très photogénique.
Tout le monde part se baigner mais nous passons notre tour. Pas le courage de nous mettre en maillots de bain avec ce temps !

Laguna Chalviri

Desierto Salvador Dalí

Après le déjeuner, nous partons voir le désert de Dali. C’est un désert d’une couleur foncée avec des rochers dispersés un peu partout, au loin. C’est joli mais sans plus.
Dans un monde parfait, nous aurions ensuite dû aller à la laguna verde, mais avec les conditions météorologiques ce n’est pas possible 🙁.
Nous pouvons par contre nous rendre aux Geysers et ça c’est une bonne nouvelle parce que Tito nous avait dit que ça ne serait pas possible non plus.

Salar d'Uyuni, Bolivie

Petit saut devant le désert de Dali

Salar d'Uyuni, Bolivie

Paysage enneigé sur la route

Geysers Sol de Mañana

Nous voyons en arrivant une gigantesque fumée sortir du sol. C’est le geyser principal. La fumée est dense et part haut dans le ciel. C’est bien plus impressionnant que les geysers que nous avions vu au canyon de Colca !
Il y a autour de ce geyser, une plaine avec des trous de boue qui bouillonnent et de la fumée qui sort d’un peu partout. Ce décor est vraiment spécial (dans le bon sens du terme) et la neige environnante y ajoute un petit plus.

Laguna colorada

Nous terminons la journée en nous rendant à la laguna colorada. A ce moment là, un énorme nuage noir menace d’éclater au dessus de nous. Tito met alors les gaz pour que nous puissions voir la lagune avant.
Avec le mauvais temps et le vent, la balade au bord de la lagune n’est pas très agréable. Surtout qu’avec un ciel aussi sombre, ce n’est pas l’idéal pour voir les couleurs de la lagune. Celle-ci est en fait rose mais cette teinte n’est visible que de loin. Il y a en tout cas beaucoup de flamands roses sur cette lagune ! Bon, il y a en aussi quelques uns morts, au bord de la lagune mais ceux qui sont vivants offrent un beau spectacle au loin 🙂.

Salar d'Uyuni, Bolivie

La pluie finitf par nous tomber dessus, il est temps de nous rendre dans le village de Villa Mar pour y passer la nuit. Point positif de ce nouvel endroit pour dormir : ici on peut se doucher (en payant) ! Ce n’était pas le cas la veille.

Salar d'Uyuni, Bolivie

Le lit de Céline pour la nuit. Coïncidence ? Sûrement pas.

Troisième jour : désert, lagune et trains

Bilan météorologique du matin : le Salar d’Uyuni est vraiment inondé en ce moment car il a encore beaucoup plu cette nuit. Tito ne sait pas si nous allons pouvoir y aller demain.

Arbol de Piedra

Nous commençons en tout cas la journée en nous rendant dans un désert. Nous arrivons devant l’Arbol de Piedra (arbre de pierre), célèbre parce qu’il ressemble au trophée de la coupe du monde. Théo s’amuse à faire une photo en la tenant dans ses mains, prédisant ainsi notre victoire pour cette coupe, six mois plus tard… 😁

Salar d'Uyuni, Bolivie

Tito nous laisse ensuite nous promener et part se garer plus loin. Il nous dit que nous sommes censés voir une forme de dromadaire dans un rocher aux alentours. En nous promenant, nous imaginons donc des dromadaires à chaque rocher que nous croisons.

Salar d'Uyuni, Bolivie

Le dromadaire à gauche, Théo sur l’autre rocher à droite.

Tito vient ensuite nous récupérer pour nous emmener un peu plus loin, afin que nous fassions un peu d’escalade sur un énorme rocher, pour avoir une magnifique vue d’ensemble du désert !
Cet arrêt marque la fin de notre visite dans la réserve naturelle.

Laguna Negra

Nous partons ensuite à la Laguna Negra (lagune noire). Une fois descendus de la voiture, nous voyons sur le chemin un viscache ! Ça ressemble à un lapin mais avec une queue beaucoup plus longue. Le chemin pour se rendre à la lagune est en tout cas très beau. La lagune est quant-à-elle effectivement sombre mais le paysage est superbe grâce aux alentours verts, qui contrastent avec la couleur de la lagune.
Au retour, nous voyons cette fois un bébé lama qui vient tout juste de naître. Il a du mal a se dresser sur ses pâtes et fait quelques chutes. C’est plutôt incroyable d’assister à ça !

Canyon del anaconda

Nous faisons un dernier stop express pour observer une rivière qui serpente au fond d’un canyon, ce qui explique son nom d’anaconda. Cet arrêt n’est pas très intéressant mais il permet une dernière pause avant plusieurs heures de route.
En effet, comme nous ne pouvons pas traverser le Salar d’Uyuni à cause de l’eau, nous allons directement à Uyuni pour y passer la nuit et espérer que la situation s’arrange pour le lendemain.

Le cimetière de trains

Nous arrivons enfin à Uyuni et filons au cimetière de trains. Au passage nous observons ce qui ressemble à une décharge mais qui n’est en fait qu’une rue jonchée de détritus…
Quant au cimetière, nous avons adoré nous promener au milieu de ces trains abandonnés. Cet endroit est en plus très photogénique donc nous nous sommes biens amusés à pendre des photos !

Dormir dans un hôtel de sel

Nous passons la nuit à Colchani, un village situé juste au bord du désert de sel. L’hôtel dans lequel nous dormons à la particularité d’être fait… en sel. Les lits, tables, chaises et murs sont en effet tous fabriqués avec du sel !
Et pour le dernier repas, c’est la fête puisque nous avons le droit à une bouteille de vin pour accompagner notre délicieux repas !

Quatrième jour : le Salar d’Uyuni

Aujourd’hui c’est le dernier jour. Le départ est prévu à 4h du matin et bonne nouvelle, Tito nous emmène bien dans le Salar d’Uyuni aujourd’hui !
Nous comprenons en effet ses doutes sur la traversée lorsque nous entrons dans le salar. Toutes les Jeeps se suivent les unes derrière les autres et nous nous enfonçons à quelques moments, assez profondément dans l’eau. Tito ne roule pas vite car il veut épargner à sa voiture le sel qui s’infiltre à cause des éclaboussures d’eau. Il fait nuit noir, nous avons l’impression que les Jeeps avancentl un peu hasard, sans être sûres de leur destination.

Lever de soleil

Finalement, le ciel s’éclaircit et nous voyons au loin notre destination : le musée de sel. C’est d’ici que nous regarderons le lever de soleil. Celui-ci ne s’avère pas extraordinaire du tout à cause de tous les nuages dans le ciel mais tant pis, nous sommes heureux d’avoir pu venir jusqu’ici !

Salar d'Uyuni, Bolivie

Musée de sel

Le musée de sel est le premier hôtel de sel qui a été construit et le seul qui se trouve dans le Salar d’Uyuni. Il n’est aujourd’hui plus possible d’y dormir mais nous pouvons quand même y prendre le petit-déjeuner. L’intérieur est bien plus beau que l’hôtel dans lequel nous venons de passer la nuit !
Juste à côté du musée dehors, il y a un endroit avec plein de drapeaux plantés dans le sol. On y trouve énormément de nationalités et même le drapeau breton !

Découverte du Salar d’Uyuni

Tito nous emmène ensuite plus loin dans le désert. Nous roulons dans l’eau et profitons du paysage qui nous entoure.
Il est ensuite temps de faire la fameuse pause photo. Nous sommes censés pouvoir faire de belles photos avec le reflet de l’eau mais le temps ne le permet pas trop. Nous nous prêtons quand même au jeu, avant de reprendre la route dans le sens inverse, en profitant une dernière fois de ce gigantesque désert de sel.

Ce n’était pas aussi merveilleux que nous l’imaginions mais nous sommes heureux d’avoir pu voir de nos propres yeux ce célèbre désert !

Un retour à Tupiza mouvementé

Normalement, le tour se termine à Uyuni mais nous avons négocié pour retourner à Tupiza.
Nous apprenons en arrivant à Uyuni que les intempéries qui sont survenues durant notre tour, ont eu beaucoup d’impact dans la région. La route qui relie Uyuni à Tupiza s’est en effet effondrée sur un tronçon. Impossible donc de l’emprunter. Nous remontons donc jusqu’à Potosi pour redescendre ensuite à Tupiza. Soit 9h de route au lieu des 3h initiales.
Sur la route, nous apprenons qu’il y a eu d’énormes dégâts à Tupiza à cause de la pluie et que des habitations construites sur le bord de la rivière se sont effondrées et ont été emportées dans la rivière. Laissant beaucoup d’habitants à la rue…

Nous sommes retournés à Tupiza pour nous rendre en Argentine, dont la frontière ne se trouve pas très loin ! La suite de nos aventures se poursuit donc dans un nouveau pays 🙂.

Notre bilan

Le tour

Nous avons vu beaucoup de choses durant ce tour. Certaines vraiment magnifiques et d’autres moins. Nous en avons quand même pris plein les yeux malgré la météo capricieuse et ça c’était cool !
Malgré cela, quatre jours de voiture c’est long ! Enchaîner les heures de route pour parfois descendre juste le temps d’une photo, c’est un concept qui ne plait pas forcément. Et c’est aussi fatiguant mine de rien, d’enchaîner les heures de route comme ça.
Nous avons été un peu déçus par le Salar d’Uyuni, à cause du mauvais temps mais aussi parce que à force d’en entendre parler, on fini par avoir trop d’attentes.
Nous restons malgré tout positif car nous étions à deux doigts de ne pas le voir du tout ce désert. Donc soleil ou pas, attentes ou pas, l’étendue blanche qui s’étend à perte de vue, elle reste sacrément impressionnante !

L’agence Natural Adventure

Nous avons choisi l’agence Natural Adventure, parce qu’il fallait en choisir une et parce que Katheline et Simon, qui ont fait le tour juste avant nous, ont choisi celle-là. En tout honnêteté, nous pensons que l’agence ne change pas grand chose. C’est plutôt une question de chance par rapport au guide (et sa Jeep) et la cuisinière. En tout cas, de ce que Tito nous a dit, il semblait heureux de travailler avec eux. Et nous, nous avons été heureux de faire le tour avec Tito.

Notre guide, Tito

Notre guide a vraiment été adorable avec nous. Il nous a fourni des explications sur tout ce que nous voyions durant de ces quatre jours. Il a aussi fait de son mieux pour que notre excursion se passe dans les meilleures conditions.
Le soir, après le dîner, nous avions le droit à un topo sur le jour suivant mais aussi à de longues explications sur la situation difficile des boliviens aujourd’hui. Il nous a expliqué que les boliviens n’avaient rien, qu’ils vivaient beaucoup d’agriculture (surtout du quinoa) et de laine d’alpagas qu’ils revendent aux pays voisins. Il nous a parlé du conflit entre le Chili et la Bolivie ainsi que de la situation politique actuelle. Encore une fois, nous sentons que les boliviens en ont gros sur le cœur.
En tout cas, le métier de guide qu’exerce Tito n’est vraiment pas facile. Il enchaîne les heures de conduite, en mâchant ses feuilles de coca non stop, pour tenir la fatigue et à la fin des quatre jours, il semblait vraiment au bout du rouleau !
Tito est en tout cas un homme courageux et attachant et nous avons adoré faire ce tour avec lui !

Notre cuisinière, Marta

Nous n’avons pas beaucoup parlé de notre cuisinière Marta, pourtant elle a été une joyeuse partie de notre quotidien. Toujours le sourire, toujours en train de faire des blagues, elle mettait la bonne humeur tous les jours. Sa cuisine était succulente et elle était aux petits soins avec nous en nous donnant des petits encas et des bonbons durant les longs trajets de voiture. Elle nous a un peu mis à bout sur la fin, à force de nous faire écouter sa playlist musicale en boucle pendant tout le tour. Mais Marta est un sacré phénomène qui a su égayer nos longs trajets de voiture 🙂 !

Les prix

  • Le tour de 4jours/3nuits vers le Salar d’Uyuni: 1300BOB/pers. (162,8€) pour le transport, les trois nuits, les trois repas/jour + encas.
  • Entrée à Pueblo Fantasma : 15BOB/pers. (1,8€).
  • Entrée à la Réserve nationale de la Faune Andine : 150BOB/pers. (18,7€).
  • Douche : 10BOB/pers.(1,25€) seulement le deuxième jour.

La baignade dans les eaux thermales est aussi payante et durant la bonne saison (lorsque l’on peut traverser le salar) il y a d’autres lieux payants.

Quand visiter le Salar d’Uyuni ?

Tito nous a donné ces informations par rapport au temps :

  • Pour voir le salar sec : De juin à novembre. Le meilleur mois est le mois de septembre car il fait moins froid.
  • Pour voir le salar avec de l’eau : De décembre à mai. Le pire étant les mois de janvier et février car c’est la qu’il y a le plus d’eau (comme décrit dans notre article 😊).