Marché indigène, Otavalo, Eqauteur

Otavalo, nos premiers pas en Equateur

Otavalo est la première grande ville du nord de l’Equateur, très célèbre pour son marché qui est l’un des plus grand d’Amérique du Sud.

Après avoir passé 5 semaines en Colombie à visiter, marcher, s’émerveiller devant tous ce que ce pays à a offrir, nous sommes arrivés en Equateur quelque peu fatigués ! Nous ne nous sentions pas prêt pour affronter tout de suite une capitale (Quito), c’est pourquoi nous avons décidé de faire une halte à Otavalo.
C’est parfait, nous sommes jeudi et l’attrait principal de la ville est son marché indigène, connu pour être particulièrement important le samedi. Nous avons donc au moins deux jours de repos qui nous attendent 😊. Nous trouvons l’endroit parfait, des « cabanas » (petites cabanes en bois) privées, un peu à l’extérieur de la ville.
Lorsque notre car, qui a pour terminus Quito, nous dépose sur le bord de la route principale, il fait déjà nuit. Nous prenons alors un taxi pour rejoindre notre logement qui se trouve sur les hauteurs de la ville puis faisons la connaissance de notre hôte, un inspecteur de l’éducation national qui était autrefois prof de sport (donc forcément super sympa 😜). La cabane est juste parfaite, très cosy et avec cinq épaisseurs de couvertures pour nous tenir bien chaud la nuit ! La cuisine est vraiment chouette aussi, bien équipée et avec un four (!!) ce qui va nous permettre de préparer quelques petits plats de chez nous, qui nous manquent tant.
Otavalo, Equateur

Une visite des alentours

Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, nous partons sur les conseils de notre hôte, pour une promenade aux alentours de la ville.
Il nous faut une heure de marche, en suivant les indications de notre fidèle compagnon GPS (l’application maps.me) pour arriver au Parque Condor, un parc dédié aux rapaces, dont le condor qui est l’emblème de l’Equateur (représenté sur le drapeau). L’entrée est payante mais le parc est bien entretenu et assez intéressant. Nous apprenons notamment que l’Equateur est le deuxième pays au monde à abriter autant d’espèces d’oiseaux. Nous regrettons cependant de voir presque tous les oiseaux en cage (nous ne le savions pas en arrivant), même s’ils sont très impressionnants à voir d’aussi près. Le parc propose des démonstrations de vols d’aigles et condors un peu plus tard mais nous n’attendons pas, ne souhaitant pas cautionner d’avantage la détention de ces rapaces en cage.

Direction maintenant la cascade Péguche. Nous suivons encore les indications de l’application maps.me et sommes étonnés au bout d’une bonne quarantaine de minutes d’arriver par le haut de la cascade, sur une falaise. Nous faisons confiance à notre guide mobile, qui ne nous a jamais déçu jusqu’ici et finissons par descendre un chemin qui semble vraiment peu (pas ?) emprunté à travers une forêt. En arrivant sur la route qui mène au bas de la cascade on se dit que cette application est vraiment géniale (merci Didier pour nous l’avoir conseillé !).
Nous arrivons alors sur un petite place indigène où nous nous arrêtons prendre un jus de fruit car la chaleur nous a assoiffé ! Les alentours semblent construits selon les traditions indigènes d’ici, mais nous sentons que tout ça est un peu surfait, sûrement un moyen pour les communautés locales de vivre du tourisme. Nous nous en rendons surtout compte lorsque nous croisons le premier alpaga de notre Voyage, auquel est accroché un panneau : « Photo = 1$ ».
💡Il n’y a pas que des lamas en Amérique du Sud, nous découvrons l’existance de son cousin l’alpaga, que l’on reconnait car il est plus petit et touffu.

Quoi qu’il en soit, la cascade est jolie et haute et semble attirer beaucoup de visiteurs Equatoriens. Nous restons un peu de temps à parcourir les alentours sous le ciel qui se couvre petit à petit.

Pour rentrer sans refaire le même parcours, nous décidons de couper à travers bois pour rejoindre une route juste au dessus et nous retrouvons à grimper au hasard entre les arbres. Nous poursuivons ensuite sous une fine pluie vers le Lago San Pablo dont notre hôte nous a parlé. Une heure de marche plus tard, nous arrivons devant ce lac assez sombre et sale, quelque peu déçus. Le panorama est certes joli avec les montagnes et les cultures qui s’y étendent à flan à la manière d’un patchwork mais à l’approche du lac, tout perd de son charme.

Nous rentrons finalement en bus dans le centre d’Otavalo. Et en arrivant sur la place centrale, nous avons la chance d’assister à un « rituel » de mariage indigène, en face de l’église.
💡Il y a en Equateur plusieurs peuples indigène, qui vivaient déjà ici avant l’invasion espagnol. Otavalo est une ville où vit une grande communauté indigène du même nom. On rencontre donc beaucoup de femmes qui portent l’habit traditionnel et les hommes portent quant à eux des ponchos et ont les cheveux longs.

Pas si reposante que ça cette première journée, en fin de compte ! Mais le soleil était au rendez-vous et nous nous sommes quelques peu familiarisés avec ce nouveau pays. Et ce soir c’est la fête, lasagnes maison ! 😁

Samedi, jour de marché !

Aujourd’hui nous visitons l’un des plus grand marché d’Amérique du Sud ! Ce jour là, il y a dans la ville le marché indigène où l’on trouve toutes sortes de textiles, souvenirs, bijoux, etc. ainsi que le mercado de animales ! Vous avez bien compris, c’est un marché où l’on y vend toute sortes d’animaux : chevaux, ânes, porcs, poulets mais aussi alpagas… et cochons d’Inde !
Mais que fait le cochon d’Inde, ce petit animal de compagnie tout mignon, au milieu de ces animaux de ferme ?! Sachez qu’ici, le cochon d’Inde, qui se dit « cuy » (prononcer couye) est cuisiné ! C’est même un met délicat qui coûte cher !
Nous arpentons les allées de ce marché assez rapidement, pas facile de voir tous ces animaux traités comme de simples marchandises mais bon la réalité n’est pas toujours plaisante.

Nous partons ensuite explorer le vrai attrait touristique d’Otavalo, le marché indigène.
Il n’est pas difficile de trouver ce marché, puisqu’il s’étend sur un bon quart de la ville depuis son coeur, la Plaza de los Ponchos. C’est un mélange de tissus et de couleurs qui s’étend devant nous, entre les pantalons, les chemises, les pulls, les ponchos, les bonnets, les sacs, les étoles et les tapis… bref tout ce que vous voulez, dans un nombre de déclinaisons, de formes et de couleurs tout à fait unique. Les prix sont abordables pour nous européens mais il ne faut pas hésiter à négocier en moyenne 20 à 30% du prix annoncé à cause de nos têtes de gringos. Plusieurs heures sont nécessaires pour parcourir la majeure partie de ce superbe marché, sans compter le nombre de fois où l’on passe et repasse au même endroit car on s’est laissé dériver au fil des étalages.

Quand l’heure du déjeuner se fait tardive car nous nous sommes un peu trop attardés sur le marché, nous faisons confiance à notre hôte qui nous a conseillé une spécialité locale : le Yamor, un plat composé de maïs cuisiné sous toutes ses formes (vous ne pouvez pas vous imaginer tout ce qu’on peut faire avec du maïs) et accompagné de chicha qui est une boisson préparée à base de maïs fermenté (que nous avions déjà goûté à Bogota).
Yamor, plat traditionnel d'Otavalo, Equateur

Un dernier petit jour de vrai repos, sans promenade ni piétinage, avant de rejoindre la capitale équatorienne, Quito. Ces quelques jours dans cette ville nous ont reposés et enchantés, nous conseillons vraiment d’y passer, ne serait-ce que pour voir le marché car nous n’avons pas vu de marché aussi impressionnant depuis.

Nos infos :

🚌 Se déplacer

  • De Tulcan à Otavalo : 3h de trajet, 3,75USD/pers. (3€).
  • Vers Quito : Depuis le terminal de transport d’Otavalo prendre un des nombreux bus en direction de Quito. 2h de trajet, 2,5USD/pers. (2€),

🎒 Visiter

    Nous conseillons vivement d’utiliser l’application maps.me pour repérer et se rendre aux points d’intérêts suivants :

  • Le parc Condor : Au Nord-Est de la ville, à environ 1h de marche. Entrée : 4,5USD/pers. (3,6€). Beaucoup d’espèces de rapaces mais tous en captivité.
  • La cascade Péguche : Environ 45 minutes de marche depuis le Parc Condor. Promenade sympa mais lieu assez touristique.
  • Le mercado de animales : A l’ouest de la ville, de l’autre côté de la route principale. Le marché se tient le samedi, il est préférable d’y aller en début de matinée entre 08h et 09h pour pouvoir voir un maximum d’animaux avant qu’ils ne soient vendus.
  • Le marché indigène : Le coeur est à la « Plaza de los ponchos » mais il s’étend sur une bonne dizaine de blocs. Il dure presque toute la journée le samedi. Après avoir parcouru beaucoup d’autres marchés artisanaux partout en Amérique du Sud, on peut confirmer que celui ci est gigantesque et qu’il y a énormément de choix pour des prix assez bas.

🍽 Manger

  • Yamor : Spécialité locale à base de maïs. Plat de taille moyenne avec boisson (à base de maïs aussi) : 3,25USD (2,6€).

🛏️ Dormir

  • Cabanas Buenos Aires : 21USD la cabane privée avec lit double et salle de bain (17€).