Ciudad Perdida, Colombie

La Ciudad Perdida, trek de 4 jours

La citée perdue c’est LE trek de Colombie entre culture indigène et forêt tropicale !

Le trek de la « Ciudad perdida » (ou lost city ou citée perdue) est très recommandé pour les amoureux de trekking en Colombie et il est de plus chargé d’histoires très intéressantes. Il est accessible uniquement en passant par une agence avec un guide et est donc assez coûteux mais honnêtement, il vaut le coup !
Toutes les agences proposent la même chose : 4 jours et 3 nuits sur un parcours identique, environ 6 heures de marche par jour, avec à la clé la découverte de la citée perdue des indigènes de la Sierra Nevada de Santa Marta. Après avoir demandé à trois agences, le prix est identique : 850 000 COP par personne (environ 250€). Le package comprend le transport depuis Santa Marta, les trois repas chauds journaliers, l’eau, l’entrée sur le site, le guide et les hébergements. Oui c’est cher et les prix semblent augmenter chaque année, mais les agences se sont toutes mises d’accord et il est impossible d’y échapper. Nous optons pour celle la plus proche de notre hostel : Turcol. Nous réservons la veille pour le lendemain et le rendez-vous est fixé à 9h30 à l’agence.

Jour 1 :

C’est assez excités que nous arrivons à l’agence ce jeudi 19 octobre 2017 pour notre premier vrai trek ! Nous pouvons y laisser nos backpacks pour ne partir qu’avec nos petits sacs contenants le stricte nécessaire (change, maillot de bain, veste de pluie, crème solaire, répulsifs, nécessaire de toilette…).
Premier contact avec le groupe et nous rencontrons Marie et Cédric, deux français en vacances avec qui nous échangerons le plus durant ces 4 jours. Nous partagerons également ces trek avec trois espagnoles : Monica, Sandra et Sandra ainsi qu’avec Viviane et Judith, mère et fille colombiennes de Bogota. Nous embarquons tous dans le 4×4 de l’agence avec notre guide Willian, Rafael le traducteur (notre espagnol n’est pas encore au top) et le cuisinier dont nous n’aurons jamais la chance de connaitre le prénom.
Un premier repas nous attend dans un «restaurant » au point de départ du trek et Willian profite de la pause pour nous expliquer le déroulé des 4 jours. Nous nous rendons compte ici que plusieurs agences nous précédent ou nous suivent, nous ne serons pas seuls pendant les 4 jours.
Nous entamons la marche en tout début d’après midi, le soleil est très présent et après 3 chaudes heures de marche, ponctuées de pauses boissons et fruits où nous nous apercevons que nous sommes une bonne soixantaine sur le chemin, nous arrivons au camp Adan où nous passerons la première nuit. Le camp est sectorisé et nous sommes assez loin des autres agence, c’est une chance car ils sont plutôt bruyants (les français sont les pires…). Nous pouvons nous baigner dans des « piscines naturelles », avec un petit saut de 3-4 mètres à coté d’une cascade et malgré l’eau froide c’est un vrai bonheur de nager dans la fraicheur après ces 3 heures de marche !
Un repas chaud assez copieux nous attend en remontant de la baignade et après quelques anecdotes de notre guide sur les coutumes indigènes locales, nous allons nous coucher dans nos lits respectifs, avec couverture, oreiller et moustiquaire ! Il n’est pas plus de 21h30 mais le réveil est prévu à 5h et la journée à été intense.

Jour 2 :

Willian vient nous réveiller vers 5h pour prendre le petit déjeuner à 5h15. Bon forcément nous prenons un petit quart d’heure de retard mais 5h c’est quand même super tôt ! Le petit déjeuner est lui aussi assez copieux et nous prenons la route vers 6h15. Nous appréhendions de démarrer la marche aussi tôt mais c’est en fait assez facile. Il ne fait pas trop chaud et nous voyons la forêt se réveiller depuis le sentier bien tracé. Chacun marche à son rythme et ces 3 premières heures de marche se font sans mal avec un peu de dénivelé mais rien qui n’entame notre bonheur de randonner dans ce superbe décor. Comme hier, il y a plusieurs check-point sur le chemin pour boire et manger des fruits.
A notre suprise il est 9h30 quand nous arrivons au camp du déjeuner. Effectivement c’est super tôt, ça nous fait une pause de preque 4 heures. Ici aussi nous pouvons nous baigner dans la riviere, le soleil tape très fort, ça permet aux affaires que nous rinçons dans la rivière de sécher avant que nous repartions ! Nous reprenons la marche vers 13h30 et ce n’est pas facile de reprendre après une pause aussi longue. D’autant plus que les 3 heures de marche de cet après midi sont vraiment difficiles. Ca grimpe énormément et il fait toujours aussi, si ce n’est plus, chaud. C’est clairement la partie du « camino » (chemin) la plus difficile. Une fois ce gros dénivelé abattu, la fin de la journée est un peu plus cool, nous traversons même une rivière à pied ce qui est super agréable. Nous finissons par arriver au camp Paraiso pour notre deuxième nuit. Toutes les agences sont mélangées dans une sorte de cantine immense… Après tant d’effort c’est assez dérangeant de finir la journée dans autant de vacarme. Heureusement qu’une bassine de popcorn nous est servi pour nous récompenser des efforts fournis ! Vous imaginez bien que nous ne tardons pas, après le diner tous au lit les jambes bien lourdes de cette journée plutôt intense. Demain est la journée la plus importante car nous découvrons la Ciudad Perdida !

Jour 3 :

Le réveil est toujours à 5h. Aujourd’hui nous avons environ 20 minutes de marche avant d’atteindre l’escalier et les 2000 marches qui mènent à la cité perdue où nous passerons à peu près 3 heures avant de redescendre déjeuner. Nous franchissons encore une rivière pieds nus (le courant est tellement fort que Théo en perd une tong) et commençons à grimper l’escalier. Malgré la fatigue accumulée des deux jours précédents, la montée se fait assez facilement (nous pensons que c’est l’appât du gain). Lorsque nous arrivons en haut, Willian nous explique les différents « quartiers » que nous allons traverser, l’histoire de cette citée perdue et de la découverte des ruines. Les explications concernant l’histoire des indigènes de cette région d’Amérique du sud sont passionnantes. Nous apprenons que cette citée était occupée par un ancien peuple amérindien appelé les Tayronas. Il reste aujourd’hui une partie de cette tribu nommé les « Kogis » qui vit encore autour de cette cité et dans la Sierra Nevada. Nous continuons la visite, un peu plus conscient de l’origine du sol que nous foulons. Nous passons les 3 heures suivantes à marcher dans les ruines de cette ville au milieu de la forêt, entre pauses photos et explications du guide, le temps passe vite. Il est déjà l’heure de de retourner au camp de la veille pour déjeuner. Les premiers signes de fatigue se font sentir dans le groupe, une personne du groupe est malade et l’appétit n’est plus trop là, d’autres ont des des ampoules qui ont l’air très douloureuses… Mais nous ne nous décourageons pas même si nous sommes avertis en reprenant la route : le temps est menaçant et il va probablement pleuvoir. Ça tombe bien on nous a dit que c’était plus marrant quand il pleuvait ! Il se met à beaucoup pleuvoir, ce qui rend extrêmement boueux le sentier en terre et donc extrêmement glissant (ça doit être ça la partie drôle). Nous marchons au ralenti pour éviter les glissades et nous finissons par arriver trempés au camp Mumake (celui où nous avons déjeuné le deuxième jour). C’est la dernière soirée, les épreuves mouillées de la journée semblent avoir un peu rapproché le groupe car c’est le premier soir où tout le monde discute avec tout le monde et c’est plutôt cool.

Jour 4 :

C’est le dernier réveil aux aurores pour finir ce trek ! Au programme du matin, un peu plus de 6h de marche (correspondant au parcours inverse réalisé l’après-midi du premier jour et la matin du deuxième). Le chemin est détrempé de la veille même s’il s’est arrêté de pleuvoir, nous avons de la boue jusqu’aux chevilles. Plusieurs glissades rattrapées de justesse évitent le plat dans les flaques d’eau et surtout de boue ! En arrivant à mi parcours, Willian nous informe qu’il est possible de redescendre en moto pour quelques COP, ce que font trois personnes de notre groupe fatiguées par les maux de ventres et les ampoules. Nous poursuivons malgré nos jambes lourdes qui rendent ce retour peu agréable. C’est amusant de voir comme cette portion du trajet est passée si vite à l’allée et passe si lentement en cette fin de matinée ! Il y a une montée assez difficile que nous n’avions pas du tout remarqué le premier jour. Lorsque nous en faisons part à Rafael il nous répond : « Si on me donnait 1$ à chaque fois que j’entend ça je serais riche ! ». Bon visiblement c’est la dernière montée du trek qui est inattendue pour tout le monde.
Nous arrivons finalement au restaurant du premier jour pour notre dernier déjeuner. Ça y est nous sommes arrivés au bout de ces 4 jours plutôt intenses ! C’est environ 2700 mètres de dénivelés positifs et négatifs et une cinquantaine de kilomètres que nous venons d’abattre et bien que nous soyons fatigués, recouverts de boue et de piqûres de moustiques, nous sommes assez fier d’y être arrivés 😁!
Le dernier repas se partage dans la bonne humeur et nous reprenons le 4×4 pour rentrer à Santa Marta en milieu d’après midi. Tout le monde pousse la chansonnette sur le trajet, en particulier une des deux Sandra qui nous chante des chansons françaises qu’elle connait et la plus inattendue est « Moi Lolita » de Alizée, nous rigolons beaucoup. Nous rejoignons Santa Marta en fin de journée vers 17h.

Notre bilan :

C’est un vrai coup de cœur que nous avons eu pour ces 4 jours de trek. Le chemin est somptueux tout du long, tout comme la citée perdue pré-hyspanique.

💪 Difficulté

Le sentier n’est pas difficile et est bien entretenu.
Il y a du dénivelé et il faut être prêt a monter et descendre beaucoup mais pas besoin d’avoir un super condition physique pour y parvenir, chacun marche à son rythme.

Le fait d’avoir des camps pour dormir dans un vrai lit est appréciable, ça permet un peu repos sur les trois nuits (quand il y a beaucoup de monde il est apparemment possible qu’il faille dormir en hamac s’il n’y a plus d’autres places).

💃 Ambiance

Beaucoup de touristes dans les camps et à la citée perdue, c’est bruyant et pas très intime comme ambiance, mais bon pas le choix !
Dans notre groupe celle-ci n’était pas au top mais la barrière de la langue ne nous a pas aidé.
Dommage que les guides ne mangent pas à notre table et ne pousse pas à la cohésion de groupe.

👟 Equipement

Pas besoin de grand choses, le plus important est d’avoir une bonne paire de chaussures de marche déjà faites à ses pieds avant et de bien se sécher les pieds après avoir traversé une rivière. Ça peut éviter de sacrées ampoules comme celle que nous avons vu sur nos camarades de marche.
Acheter un répulsif comme le NOPIKEX. C’est un répulsif Colombien bien plus efficace que les notres contre les moustiques et les sandflies… ces petites bêtes noires dont les piqûres démangent énormément et qui sont très présentes durant les 4 jours de trek.

🏬 Prestation de l’agence

Agence : Turcol
Prix : 850 000 COP/pers (236€). Mise à jour : Il semblerait que les prix aient augmenté et soient passés à 950 000COP/pers en 2018 (264€).
Nous avons bien aimé la prestation offerte par cette agence.
Le guide et le traducteur étaient vraiment bien, nous avons eu des explications et des anecdotes à plusieurs moments lors des différents jours du parcours. Les explications étaient très bien et les recommandations sur le respect de ce lieu sacré bienvenues.
Les repas étaient copieux et bons durant les 4 jours (attention quand même à l’eau du robinet dans les jus… ce qui a probablement rendu Céline malade en revenant. On apprendra à notre hostel en rentrant que plus de 50% des gens reviennent malades de ces 4 jours.).

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