Route entre la frontière Equateur-Pérou

Passage de frontière interminable par La Balsa

Il existe plusieurs endroits où passer la frontière entre l’Équateur et le Pérou. Celui que nous choisissons est le plus compliqué mais permet d’aller visiter la région de Chachapoyas.

Le trajet complet que nous avons effectué pour franchir cette frontière s’est fait en plusieurs tronçons : Vilcabamba-La Balsa, La Balsa-San Ignacio, San Ignacio-Jaen, Jaen-Bagua Grande, Bagua Grande-Chachapoyas.

Nous nous rendons à Vilcabamba pour faire une étape avant de se rendre à la frontière. Nous n’avons pas fait grand chose dans cette ville un peu particulière où l’on trouve beaucoup d’américains avec des chapeaux de cowboy qui passent leurs journées dans les différents bars de la ville. C’est donc une journée de repos pour nous avant de passer la frontière avec le Pérou !
💡 Nous apprenons quand même que cette ville est connue pour avoir beaucoup d’habitants centenaires et est surnommée la « vallée des centenaires ».

Eglise de Vilcabamba

Eglise de Vilcabamba

De Vilcabamba à La Balsa

Le bus qui nous amène à la frontière avec le Pérou depuis Vilcabamba passe entre 6h et 6h30 (plutôt 6h30). Il faut l’attendre sur un petit banc devant la route, avant le terminal de transport. Les bus vont maintenant directement à La Balsa donc il n’y a plus besoin de faire de changement à Zumba ! Les gens à Vilcabamba n’ont pas l’air au courant de ce changement.
Le bus fait un premier stop vers 8h30 pour le petit-déjeuner, puis il fait ensuite une pause à Zumba d’une petite heure pour repartir à 12h.
Nous arrivons à la frontière vers 13h30, après avoir emprunté des chemins plus ou moins praticables dans la montagne.
Des travaux sont en cours sur les routes donc d’ici quelques temps le chemin devrait être plus facile !

La frontière de La Balsa est beaucoup plus rustique que celle entre la Colombie et l’Equateur. La route est en terre et il n’y a que quelques petites maisons, dont une qui sert de poste de frontière. Nous n’attendons pas pour les formalités de sortie de territoire car il n’y a personne d’autre que nous et les quelques passagers de notre bus.
Nous traversons ensuite un pont et de l’autre côté c’est le même décor, des poules en liberté en plus. Le poste de contrôle des frontières est fermé de 14h à 16h, nous arrivons donc juste avant la fermeture mais il n’y personne dans le bureau. Après une dizaine de minute d’attente, un agent revient et nous pouvons entrer officiellement sur le territoire Péruvien. Cela nous a laissé le temps de négocier avec les chauffeurs de collectivo impatients, le prix du trajet pour aller jusqu’à San Ignacio.

Frontière La Balsa, Equateur

Frontière côté Equateur

De La Balsa à Bagua Grande

Une fois passée la frontière, nous évitons des chevaux, des vaches et mêmes des oies qui se trouvent sur la route. Le décor n’est plus du tout le même qu’en Équateur. C’est étrange de se dire que le paysage peut changer autant à cause d’une frontière et pourtant ! Nous passons devant des rizières, des bananiers, avec en fond des montagnes verdoyantes, en roulant sur une route poussiéreuse sur laquelle nous croisons plein de tuk-tuk (appelés ici moto-taxis). On oublierait presque que nous sommes en Amérique du Sud, l’espace d’un instant.
Changement de décor encore, ici les gens jettent tout ce qui les dérangent par la fenêtre et c’est vrai que lorsque l’on prête attention, les bords de route sont jonchés d’ordures. Nous ressentons un vrai dépaysement comparé à la Colombie et l’Equateur qui sont pourtant beaucoup moins touristiques que le Pérou.

Paysage frontière Pérou

Tout se passe sans encombre jusqu’à Bagua Grande. Il faut parfois prendre un moto-taxi pour changer de terminal et à chaque terminal où nous arrivons, un collectivo incomplet est prêt à démarrer si l’on monte avec lui, moyennant négociation du prix. Oui, nous apprenons qu’ici au Pérou, il faut tout le temps négocier, le prix annoncé à un « gringo » étant toujours plus élevé.

Nous arrivons à Bagua Grande vers 20h et après hésitation car nous venons d’enchaîner presque 14h de transport, nous décidons de continuer dans la foulée pour Chachapoyas et être tranquille le lendemain. Il ne reste « que » 3h de route après tout.
Malheureusement, nous apprenons en nous rendant au terminal qu’il y a une manifestation des agriculteurs à cause du prix du riz et que la route qui va vers Chachapoyas est bloquée. Il est possible de la traverser à pied et prendre un collectivo de l’autre côté mais on nous dit que ce n’est pas très sûr de traverser le blocus de nuit. Dommage, nous dormons donc à Bagua Grande.

De Bagua Grande à Chachapoyas

Le lendemain, après un petit-déjeuner où nous découvrons « l’essence de café », c’est à dire du café concentré qu’il faut ensuite diluer avec de l’eau (horrible d’après Théo qui adore le café), nous nous rendons vers le blocus. Nous montons donc dans un moto-taxi qui contourne les bouchons dûs à la manifestation, en passant sur les bords de route en terre. En arrivant nous nous faisons directement intercepter par un homme qui a un collectivo de l’autre côté du blocus, se rendant à Chachapoyas. Nous traversons à pied et démarrons quelques minutes plus tard. Nous arrivons à destination après 2h30 de trajet.
La route aura été bien longue et nous sommes heureux d’en avoir fini avec ce trajet 😊.

Nos infos :

🚌 Se déplacer

  • Vilcabamba – La Balsa : 7h de trajet, 11USD/pers. (8,8€).
  • Balsa – San Ignacio : 1h15 de trajet, 10PEN/pers. (2,5€).
  • San Ignacio : 2PEN/moto-taxi (0,5€) pour changer de terminal.
  • San ignacio – Jaen : 2h30 de trajet, 10PEN/pers. (2,5€).
  • Jaen: 2PEN/moto-taxi (0,5€) pour changer de terminal.
  • Jaen – Bagua Grande : 1h de trajet, 5PEN/pers. (1,2€).
  • Bagua Grande – Chachapoyas : 2h30 de trajet, 5PEN/pers. (1,2€).

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