Laguna 69, Huaraz, Pérou

Huaraz, entre les cordillères blanches et noires

Huaraz est une destination incontournable du nord du Pérou pour les amoureux de montagnes et de trekking. Cette ville se situe entre deux types de formations rocheuses des andes qui, en raison de leurs différentes couleurs, prennent les noms de cordillière blanche et cordillière noire.

Nous arrivons à Huaraz au petit matin, après un bus de nuit de 7h30 depuis Trujillo et partons directement terminer notre nuit dans notre auberge de jeunesse.
Ici la température est fraiche, nous sommes à 3 052 mètres d’altitude et nous pouvons apercevoir les sommets enneigés de la cordillère.

Le trek le plus connu ici, est le trek de Santa Cruz, qui se fait sur quatre jours, avec une agence ou en autonomie. Nous avons beaucoup hésité à faire ce trek mais le météo étant très capricieuse en cette période de l’année, nous avons préféré jouer la carte de la sécurité et du sec.
Nous choisissons de faire à la place, le trek de la Laguna 69, la star de la région et le tour au glacier Pastoruri.
Il semble compliqué de se déplacer en autonomie pour ces activités, nous donc choisissons la simplicité en passant pour une fois par une agence. Celles-ci se trouvent les unes à côté des autres, sur une place un bloc au nord de la Plaza de las Armas, ce qui facilite la comparaison. Nous réservons les tours après quelques négociations et commencerons dès le lendemain, avec la Laguna 69.

Le trek de la Laguna 69

Il est environ 6 heures du matin, lorsque le minivan de l’agence passe nous prendre à l’auberge. Le réveil est difficile mais nous avons hâte d’aller nous mesurer à cette randonnée, dans la cordillère blanche.
Nous sommes un peu moins d’une dizaine avec le guide, qui nous raconte l’histoire de la formation du massif montagneux de la cordillère, l’histoire des communautés de la région et nous prodigue ses conseils pour la randonnée du jour qui culmine à 4 600 mètres d’altitude (à titre de comparaison, le plus haut sommet d’Europe occidentale, le mont blanc, mesure 4809 mètres).
💡 Pour information, la Laguna 69 doit son nom à son numéro lors du recensement des lagunes.

Le mal des montagnes

A cette altitude, l’oxygène est un peu plus rare, ce qui rend l’effort difficile mais c’est surtout ce qu’on appelle ici le « soroche » ou mal des montagnes que nous redoutons. Pas vraiment de moyen de savoir si nous y sommes sujet avant de nous frotter à l’altitude car c’est vraisemblablement la loterie, pas de conditions physiques qui entrent en compte.
Pour lutter contre les effets de l’altitude, le guide nous dit de boire beaucoup d’eau, environ tous les quart d’heure au court de la marche (vous n’imaginez pas combien de fois nous nous sommes arrêtés pour faire pipi…).
L’autre technique locale est d’utiliser les vertus de la feuille de coca. Elle se consomme sous forme de thé mais aussi en la mâchant (ou en la chiquant, plus exactement). Ne vous faite pas d’illusion, la feuille de coca qui est utilisée également pour la cocaïne, n’est composée qu’à moins d’un pourcent du principe actif, donc pas de danger à la consommer.

Après une bonne heure et demi de voiture, nous arrivons au parc national Huascaran, gardien des trésors de la cordillière, dont l’entrée est payante.
Nous nous arrêtons d’abord à la lagune Llanganuco. Son bleu est absolument magnifique et elle entourée d’arbres rouges.

Nous commençons le fameux trek après quelques minutes supplémentaire de voiture. Le début est plat et commence à 3 900 mètres d’altitude. Nous traversons des forêts et des étendues d’herbe avant d’entamer la montée qui est assez raide. D’autres groupes sont également présents, il y a donc pas mal de monde sur le sentier bien tracé. Chacun marche à son rythme et nous arrivons sans difficulté majeure en haut, sans qu’aucun de nous deux ne ressente de maux de tête ou de nausée, symptômes du mal des montagnes. Et c’est tant mieux car le spectacle de cette lagune bleu presque fluorescente, au pied d’une montagne grise et blanche est magnifique et nous sommes ravis d’en profiter à 100%. Nous avons l’impression d’être devant une photo en noir et blanc, où seule la lagune à le droit à la couleur. Après s’être émerveillés devant ce décor de rêve, nous entamons la redescente que nous finissons sous la pluie.

En arrivant en bas, Céline ressent les effets du mal d’altitude avec un superbe mal de tête. Important donc, de ne pas cesser de boire de l’eau régulièrement même lorsque l’on se trouve au sommet 😕.
Cette journée reste en tout cas, une journée splendide qui fait partie de nos sites visités préférés jusque là.

Pour nous récompenser de cet effort, nous terminons la journée en nous rendant « Chez Patrick », un restaurant français ou l’on peut manger… de la raclette ! Ce n’est pas la raclette de notre vie, surtout qu’il n’y a que du jambon blanc en accompagnement, mais ça fait vraiment du bien de retrouver un plat que l’on aime 😊.
Raclette à Huaraz

Le glacier Pastoruri

Cette excursion est bien différente de la précédente. C’est un grand bus plein de touristes qui vient aujourd’hui nous chercher à notre auberge.
Nous commençons au bout d’à peine une heure de route, par nous arrêter à un restaurant qui sert à faire dépenser de l’argent aux touristes, avant d’arriver dans le parc national Huascaran (encore lui), où se trouve le glacier.

Dans ce parc, nous faisons plusieurs stop très touristiques, où tout le monde sort du bus cinq minutes, pour remonter et recommencer quelques mètres plus loin. Le seul arrêt que nous avons apprécié, est celui pour voir les Puyas Raimondi, une plante qui peut mesurer jusqu’à trois mètres de hauteur et qui fait partie de la même famille que les ananas !
Puyas Raimondi

Nous finissons enfin par arriver au parking du glacier. La marche pour se rendre au glacier n’est pas longue mais elle est difficile à cause de l’altitude. Nous sommes cette fois-ci à plus de 5 000 mètres d’altitude, l’air manque, nous avançons donc doucement mais sûrement 🙂.

Il faut vraiment faire attention à s’acclimater avant de partir faire ce genre d’excursion. Nous avons vu à l’arrêt restaurant du matin, une fille tomber dans les pommes et nous la retrouvons en montant, en train de vomir dans une poubelle… En plus du mal être que cela cause, l’altitude peut vraiment être dangereuse pour la santé, donc soyez prudent (c’était le moment conseil préventif).
Sachez aussi qu’il est possible, moyennant monnaie, de monter vers le glacier à cheval.

Une fois devant le glacier (le premier glacier que nous voyons de notre vie), nous sommes un peu déçus à cause de la quantité de touristes présents et il faut dire que le beau temps n’est pas au rendez-vous. Cela reste cependant impressionnant à voir !
Des panneaux informatifs nous permettent de nous rendre compte de comment était le glacier, seulement quelques années auparavant et des dégâts causés sur celui-ci, par le réchauffement climatique.

Sur le retour, nous faisons encore un stop touristique au restaurant pour le déjeuner tardif, auquel nous ne participons pas.
Vous l’aurez sûrement compris, nous n’avons pas vraiment apprécié cette excursion, beaucoup trop touristique à notre goût.

Le trek de la Laguna Wilcacocha

Cette fois-ci, pas besoin de passer par une agence pour effectuer ce trek, il suffit juste de prendre un collectivo dans le centre, pendant quinze minutes.
Le chemin commence directement après le pont où nous laisse le collectivo et ne fait que monter jusqu’à la fin. Il est possible de couper la route en terre pour aller plus vite mais c’est vraiment raide !
Deux heures plus tard, nous voila au sommet. La lagune n’est pas la plus belle du monde mais la vue sur la cordillère blanche est vraiment belle !
Nous profitons de cette vue un bon moment, avant de redescendre, en moitié moins de temps qu’à l’aller, pour reprendre un collectivo.
Ce petit trek est sympa lorsque l’on veut faire une activité « facile » à proximité de Huaraz.


Notre séjour à Huaraz a aussi été l’occasion de nous reposer et de flâner, nous avons ainsi eu la chance d’assister à un petit défilé déguisé dans le centre ville, vraiment sympa !

Niveau cuisine, nous avons testé quelques spécialités péruviennes durant notre séjour ici :

Tacu-tacuTacu-tacu
lomo saltado
Lomo Saltado
chifa
Menu d’une Chifa

Le tacu-tacu, est un accompagnement typique péruvien, qui consiste en une sorte d’omelette composée de riz et d’haricots mélangés. C’est vraiment excellent et copieux !

Le Lomo Saltado, un plat composé de viande de boeuf coupée en petits bouts, avec des tomates, des oignons… et des frites, le tout accompagné de riz. C’est un plat « fusion » avec la cuisine chinoise.

La cuisine chinoise est, en effet, très présente au Pérou. On trouve ici, beaucoup de restaurants nommés « Chifa » où l’on ne sert que des spécialités chinoises. Ce n’est vraiment pas cher du tout et les portions sont servies en portion tellement grande, que quasiment tout le monde (sauf les grands appétits comme Théo) emporte le restant dans un petit sac en plastique.

Et maintenant, en route vers la capitale du pays : Lima !

Laguna 69, Huaraz, Pérou

Touti a aussi eu le courage de venir jusqu’à la Laguna 69 !

Nos infos :

🚌 Se déplacer

  • De Huaraz à Lima : 9h de trajet, 50PEN/pers. (13€).

🎒 Visiter

  • Entrée dans le parc national : 10PEN/pers. (2,6€).
  • Excursion Laguna 69 : 35PEN/pers. (9€).
  • Excursion Glacier Pastoruri : 25PEN/pers. (6,5€).

Nous avons négocié les deux excursions à 50PEN/pers. (13€) avec l’agence Turismo Romero. A cela s’ajoute à chaque fois le prix de l’entrée au parc national.

🛏 Dormir

  • Huaraz Backpack : 37PEN/nuit (9,6€) la chambre double avec salle de bain privée. Loin du centre mais correct.